Parkinson : un test IRM de dépistage en six minutes !
Actuellement, la maladie de Parkinson ne peut être clairement identifiée qu'à un stade déjà avancé. En principe, le diagnostic est clinique et repose sur des symptômes caractéristiques, principalement moteurs. Mais des chercheurs de l'Université d'Oxford ont peut-être trouvé le moyen de la dépister plus tôt.
Grâce aux progrès de l'imagerie médicale, les scientifiques britanniques ont en effet mis au point un test simple, rapide et sûr qui permettrait de détecter les personnes atteintes, dès l'apparition des premiers signes. Ils ont utilisé une technique relativement récente d'IRM appelée connectivité fonctionnelle par l'IRM au repos (resting-state fMRI). Elle repose sur l'analyse d'oscillations de basse fréquence (< 0,1 Hz) dans des régions distantes mais connectées entre elles, chez un sujet au repos.
Ce test surveille les connexions neuronales d'une zone particulière au centre du cerveau associée au contrôle moteur, au sein de laquelle les Parkinsoniens, même à un stade précoce de la maladie, ont des connexions beaucoup plus faibles. Dans un laps de temps de six minutes, il permet de prendre 180 clichés et de repérer les éventuelles mauvaises connexions annonciatrices de la maladie.
Les premiers essais ont donné des résultats très prometteurs. Les psychiatres revendiquent pour leur technique une précision de 85%. Ils estiment aussi que le test pourrait être effectué à partir de 50 ans, et qu'il améliorerait la prise en charge de la maladie et son évolution.
(référence : Neurology, 11 juin 2014, doi: 10.1212/WNL.0000000000000592)