Le GBO s'oppose au paiement des soins selon le revenu
Le GBO tient à la formule " de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins ! Mais la même qualité de soins pour tous ! ". C'est pourquoi la proposition du syndicat opposant de faire payer les patients selon leurs revenus ne convient pas au Cartel.
Etant donné le consensus belge consistant à ne pas laisser l'offre réguler l'accès aux soins et faire payer l'assuré selon ses moyens par le biais des cotisations sociales et de la fiscalité et non selon les risques ou l'importance de la famille, le GBO s'oppose, par communiqué, à la lecture qu'il fait des propositions de l'Absym de faire payer les patients selon leurs revenus.
Cette formule en effet " introduit, sous l'apparence d'une proposition équitable, le germe délétère de la sélection financière des patients. Le risque est grand, en effet, de voir les patients aux revenus les plus hauts favorisés par rapport aux patients les moins nantis concernant l'accessibilité et la qualité des soins. Cette mesure aggraverait le phénomène déjà trop présent d'une médecine à deux vitesses ".
Le GBO-Cartel craint en effet que ne se généralisent les réductions de délai de prise en charge lorsqu'on paie le prix plein via des suppléments.
Nonobstant la non-proportionnalité des cotisations sociales au-delà d'un certain revenu auquel la convention ne s'applique plus (système déjà en place en Belgique) et tenant compte des patients protégés (BIM, Omnio), le GBO refuse, pour le plus grand nombre, "un système d'honoraire différencié selon les revenus, qui est une réelle négation de notre système de sécurité sociale".
Un tel système, affirme le Cartel, "organise une nouvelle forme de taxation : à la solidarité collective fiscale, certains revendiquent donc d'ajouter une solidarité privée... au bénéfice des médecins ! "