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Un casque à micro-ondes permet de distinguer les deux types d'AVC

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Alors que la plupart des AVC sont liés à la formation d'un caillot qui stoppe l'écoulement du sang dans une zone du cerveau (AVC ischémique), pouvoir les diagnostiquer et les distinguer des AVC hémorragiques (saignements), permet de les traiter rapidement par thrombolyse, un traitement consistant à dissoudre le caillot qui bouche l'artère cérébrale. Cette information peut être apportée par un CT scan, mais cela suppose que le patient soit préalablement transféré à l'hôpital.

Jorgen Vanderdood - 24 juin 2014

Par ailleurs, on le sait, lors de survenue d'un AVC, chaque minute compte pour sa prise en charge si l'on veut limiter la lésion cérébrale et ses séquelles. En une heure, ce sont quelque 120 millions de neurones qui sont perdus et après un peu plus de quatre heures il est trop tard pour mettre en place un traitement qui revasculariserait le cerveau.

Actuellement, la seule façon de faire la différence entre les deux types d'AVC est par scanner cérébral ou mieux, par l'IRM. Mais aller à l'hôpital et subir ces examens peut retarder la mise sous traitement. Raison pour laquelle des scientifiques suédois ont mis au point un casque qui permet de déterminer sur le chemin de l'hôpital s'il y a un vaisseau qui saigne ou si une artère est bouchée par un caillot, et donc d'accélérer la mise en route du traitement, dès l'arrivée dans un service d'urgence.

Le premier prototype élaboré par Mikael Perrson et ses collègues de l'Université polytechnique Chalmers à Göteborg, se présente sous la forme d'un casque de vélo sur lequel sont fixés un émetteur de micro-ondes de très basse intensité et une antenne réceptrice. Le système repose sur la diffusion des micro-ondes dans le crâne.

Les deux premiers essais, menés auprès de 45 patients diagnostiqués avec un AVC aigu, ont été concluants. Des résultats encourageants pour un système qui allie la simplicité et la mobilité nécessaires au contexte pré-hospitalier. Des études de plus grande ampleur sont néanmoins nécessaires pour évaluer correctement ce dispositif.

Par ailleurs, un nouveau prototype, plus perfectionné et plus léger, adapté à une utilisation en ambulance, est actuellement testé, et les auteurs envisagent déjà d'autres possibilités, comme l'installation de l'émetteur et du récepteur dans l'oreiller sur lequel repose la tête du patient.

(référence : Transactions on Biomedical Engineering, 16 juin 2014, DOI :10.1109/TBME.2014.2330554)

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