PremiumRhumatologie

Rhumatisme palindromique: comment prédire l'évolution vers une polyarthrite ?

Le rhumatisme palindromique évolue fréquemment vers une polyarthrite rhumatoïde ou une spondylarthrite ankylosante. Des paramètres cliniques (localisation d'arthrites) ou biologiques comme le facteur rhumatoïde ou des anti-CCP présents au diagnostic peuvent-ils prédire cette évolution péjorative ?

24 juin 2014

Le rhumatisme palindromique (RP) se caractérise par des épisodes d'arthrites ou de périarthrites sans anomalies radiographiques, avec rémission complète dans l'intervalle des crises. Les articulations les plus souvent touchées sont les articulations métacarpophalangiennes, les poignets, genoux, épaules, chevilles, pieds, et coudes. Le diagnostic est difficile au début de son évolution, en raison de l'absence de signes cliniques spécifiques, de l'instabilité des signes biologiques et du délai d'apparition des érosions articulaires radiologiques. Il évolue fréquemment vers une connectivite, une spondylarthrite ankylosante ou une polyarthrite rhumatoïde (PR), notamment chez les patients qui ont un facteur rhumatoïde positif et des anticorps anti-peptides cycliques citrullinés (anti-CCP). Dispose-t-on aujourd'hui de facteurs prédictifs d'une progression vers une PR ?

Les anti-CCP sont prédictifs
Cette étude1 avait pour objectif d'identifier des déterminants biologiques d'évolution d'un RP vers une PR.
Le facteur rhumatoïde et les anticorps anti-CCP sont mesurés à l'inclusion et pendant 1 an chez 90 patients avec un RP nouvellement diagnostiqué et 40 patients avec une PR. A l'inclusion, le facteur rhumatoïde est positif chez 33,3% des patients du groupe RP et 64,3% des patients avec PR. Les anticorps anti-CCP sont positifs chez 38,9% des patients avec RP versus 82,9% des patients avec une PR. Dans le groupe avec RP, on observe une corrélation positive d'une part entre le facteur rhumatoïde et les taux de C-reactive protein (p = 0,036) et d'autre part entre les anti-CCP, la durée de la maladie (p =0,015) et le taux de CRP (p < 0,001). A 1 an, 27,5% des patients ont progressé vers une PR, 3,3% ont développé un lupus systémique, 47% ont répondu à l'hydroxychloroquine avec une rémission complète, 5 cas ont développé d'autres maladies rhumatismales et 14 cas ont progressé vers une arthrite non différenciée. Après ajustement des variables, les anticorps anti-CCP sont sur le plan biologique les seuls éléments prédictifs de progression vers la PR dans l'année (p = 0,02) auxquels il faut ajouter un déterminant clinique qui est l'arthrite lorsqu'elle est localisée à la main (p<0,001).

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Infection par le VIH : Un facteur de risque indépendant d’ostéoporos

L’infection par le VIH est identifiée comme un facteur de risque indépendant d’ostéoporose, avec une diminution significative de la densité minérale osseuse chez les personnes séropositives.

Ostéopathies liées au méthotrexate : une complication rare, grave et mal identifiée

Parmi les milliers de patients atteints de maladies rhumatismales, certains présenteront un jour une ostéopathie induite par le méthotrexate. C’est une complication rare mais grave à laquelle on ne pense pas toujours. Quels sont les signes d’alerte ?

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Un plan national de prise en charge de la douleur est nécessaire, plaident les algologues

L'Association flamande d'anesthésiologie pour la prise en charge de la douleur et l'Association professionnelle belge des médecins spécialistes en anesthésie et réanimation (Apsar) plaident pour un plan national de prise en charge de la douleur.

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
02 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine