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Fibromyalgie : que peut la prégabaline CR ?

Cet anti-épileptique se positionne aujourd'hui comme une bonne option thérapeutique dans la fibromyalgie. Son bénéfice s'exprime par une réduction notable de la douleur, des troubles du sommeil et de la fatigue mais au prix d'effets secondaires rédhibitoires. Quel est l'intérêt d'une formulation à libération contrôlée ?

24 juin 2014

La fibromyalgie a longtemps été regardée par les cliniciens comme une entité plus proche de la psychiatrie que d'une véritable maladie organique. Aujourd'hui, elle est reconnue et des recommandations ont été publiées en 2006 par EULAR. Le traitement est à double volet, d'abord non pharmacologique via des programmes d'exercices individualisés, des thérapies cognitives, comportementales ou de relaxation, ensuite des traitements médicamenteux à base d'antalgiques, de stéroïdes ou d'antidépresseurs tricycliques ou inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline. Un anti-épileptique, la prégabaline a fait ses preuves en réduisant la douleur, les troubles du sommeil et la fatigue. Aujourd'hui, une nouvelle étude évalue la durabilité de l'effet avec une formulation à libération contrôlée en une prise par jour.

Un effet prolongé
Dans cette étude multicentrique, 441 patients sont traités dans une première phase de 6 semaines par de la prégabaline à libération contrôlée (CR) à la dose initiale de 165 mg / j jusqu'à 495 mg selon l'efficacité et la tolérance, suivi d'une deuxième phase en double aveugle de prégabaline à la dose de optimisée de 330 à 495 mg/j ou un placebo. Le critère primaire est le temps de perte de la réponse thérapeutique (LTR) défini comme une réduction <30% de la douleur. Ce temps est significativement allongé dans le groupe traité par prégabaline CR versus le groupe placebo (58 versus 22 jours, p = 0,02). La tolérance est jugée bonne avec cette formulation. Les effets secondaires observés sont légers à modérés. Le pourcentage d'arrêts de traitement sous prégabaline CR est de 4,8% dans la phase en double aveugle. Pour les auteurs, le LTR est significativement allongé chez les patients sous prégabaline CR vs placebo. On observe aussi chez des patients qui sont répondeurs dans la première phase et sous placebo dans la deuxième un LTR allongé ce qui atteste de la durabilité de la réponse.

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