PremiumRhumatologie

L'engouement ne faiblit pas, les recommandations se multiplient...

Tous les ingrédients étaient réunis à Paris pour faire de cette édition 2014 de l'EULAR un grand cru de la spécialité, avec un Palais des Congrès arpenté par 14.300 participants issus de 130 pays différents, 4.300 abstracts acceptés, 155 sessions dont les très courues "HOT session" (How to Treat) et "WIN session" (What is New), plus de 120 exposants répartis sur trois niveaux, des abstracts disponibles sur clé USB et sur papier, et une organisation à la hauteur de l'événement.

25 juin 2014

Des "guidelines" tout azimut
Signe des temps, les recommandations se multiplient. Dans la polyarthrite rhumatoïde, les anciennes recommandations de 2012 sont mises à jour avec une nouvelle terminologie pour s'y retrouver entre les DMARDs synthétiques (méthotrexate, sulfasalazine, léflunomide, hydroxychloroquine...), les DMARDs biologiques (anti-TNF, Il-6 ...), les biosimilaires (bs-infliximab...). Un accent particulier est mis sur la première ligne de traitement (monothérapie ou combinaison de DMARDs), les conditions de changement, de désescalade ou d'arrêt de traitement pour rémission et les risques liés aux corticoïdes de plus en plus utilisés (+34% entre 1990 et 2010) mais associés à un risque de mortalité croissant avec la dose (HR=1,05 pour 1 mg/j, 1,46 pour 5-10 mg/j et 3,59 pour plus de15 mg/j). Dans la spondyloarthrite, les progrès de l'imagerie ont conduit une task force composée de rhumatologues et de radiologues à recommander pour la première fois, une IRM des articulations sacro-iliaques en particulier chez des patients jeunes. Une activité inflammatoire, même de faible niveau, apparaît notamment comme un élément prédictif de progression structurale axiale et de réponse au traitement1. Dans la polymyalgie rhumatismale, les anciennes recommandations de 2009 de la "British Society of Rheumatology" vont être rajeunies grâce à une collaboration transatlantique ACR-EULAR sur base de tous les articles publiés depuis 1970. On y trouve notamment un algorithme de traitement et une série de caveat sur l'emploi des glucocorticoïdes chez des patients vulnérables aux effets secondaires du fait de la présence de multiples co-morbidités (diabète, HTA, glaucome, ostéoporose). L'apport du méthotrexate est aussi discuté chez certains patients avec une maladie très active2. Dans la fibromyalgie, les recommandations de 2005 sont revues à la lumière de plus de 50 essais cliniques et 20 revues Cochrane et méta-analyses3. Dans la douleur, le consortium ACTTION propose en collaboration avec la FDA et l'"American Pain Society", une revue systématique de toutes les pathologies douloureuses et l'emploi des antalgiques4. Dans le lupus, une nouvelle guidance est proposée pour savoir quand et comment arrêter les immunosuppresseurs chez des patients en rémission sans encourir de risques de poussées5.

Une ombre au tableau dans ce programme intensif, une météo splendide faite de ciel bleu et de chaleur, inclinant plus à flâner sur les bords de Seine que sur les articulations douloureuses...

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Infection par le VIH : Un facteur de risque indépendant d’ostéoporos

L’infection par le VIH est identifiée comme un facteur de risque indépendant d’ostéoporose, avec une diminution significative de la densité minérale osseuse chez les personnes séropositives.

Ostéopathies liées au méthotrexate : une complication rare, grave et mal identifiée

Parmi les milliers de patients atteints de maladies rhumatismales, certains présenteront un jour une ostéopathie induite par le méthotrexate. C’est une complication rare mais grave à laquelle on ne pense pas toujours. Quels sont les signes d’alerte ?

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Un plan national de prise en charge de la douleur est nécessaire, plaident les algologues

L'Association flamande d'anesthésiologie pour la prise en charge de la douleur et l'Association professionnelle belge des médecins spécialistes en anesthésie et réanimation (Apsar) plaident pour un plan national de prise en charge de la douleur.

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
02 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine