La " féminisation " des hommes contribuerait à l'obésité masculine
De plus en plus d'hommes des pays riches sont touchés par l'obésité et, selon une étude australienne, les hormones féminines seraient responsables de cette augmentation.
Des chercheurs de l'Université d'Adelaïde ont mis en parallèle le taux d'obésité des hommes et des femmes et le produit intérieur brut de différents pays. Ils constatent que les femmes des pays en voie de développement sont plus touchées que les hommes par ce fléau. En revanche, dans les pays développés, la proportion d'hommes et de femmes obèses tend à s'inverser.
Selon le Pr Maciej Henneberg et ses collègues, l'explication ne réside pas uniquement dans des apports caloriques trop élevés mais aussi dans l'exposition aux oestrogènes, une hormone féminine reconnue pour favoriser la prise de poids, principalement par l'inhibition de la thyroïde et la modulation de l'hypothalamus.
Les auteurs de l'étude mettent en cause les aliments transformés à base de soja, un perturbateur endocrinien. Très consommés dans certains pays comme les États-Unis, ces aliments contiennent des xénoestrogènes, un groupe de substances chimiques présentes dans l'environnement. " De plus en plus touchés par un déséquilibre hormonal, les hommes voient leur taux de testostérone baisser et celui d'oestrogène monter ", explique le Pr Henneberg. " Ils ont donc tendance à se féminiser et à suivre le modèle de prise de poids des femmes. "
(référence : PLoS ONE, 10 juin 2014, DOI : 10.1371/journal.pone.0099776)