Rituximab : une nouvelle option pour le syndrome néphrotique...

Des chercheurs ont voulu savoir si le rituximab pouvait constituer un traitement sûr et efficace du syndrome néphrotique récidivant (FRNS) ou un syndrome néphrotique cortico-dépendant (SDNS) survenant chez des enfants.
L'étude randomisée a été menée de manière multicentrique en double aveugle contre placebo dans 9 centres au Japon. Les enfants inclus avaient 2 ans ou plus et présentaient un FRNS et un SDNS. Les enfants ont été diagnostiqués au départ avec un syndrome néphrotique lorsqu'ils étaient âgés entre 1 et 18 ans. Ce n'est que lors d'un second épisode que le diagnostic de FRNS ou SDNS a été posé. Les patients ont été randomisés en deux groupes équivalents : l'un recevant du rituximab (375 mg/m²) ou un placebo, une fois par semaine pendant 4 semaines. Les groupes ont été ajustés en fonction de l'âge, de l'histoire thérapeutique et des intervalles de traitement.
Tous les patients ont reçu un traitement standard par corticostéroïdes pour les récidives au moment du dépistage. Le traitement immunosuppresseur a été arrêté 169 jours après la randomisation. Les patients ont été suivis pendant 1 an. L'objectif primaire était de déterminer le délai sans récidive. Ils ont aussi évalué les effets secondaires et la sécurité d'emploi du médicament.
Entre 2008 et 2010, 52 patients ont été randomisés et 48 ont pu entrer dans l'étude : 24 ont été traités par rituximab et 24 par placebo. Le délai médian de récidive a été significativement plus long chez les patients traités par rituximab que par placebo : 267 jours versus 101 jours (HR=0,27 ; 95%CI : 0,14-0,53 ; p<0,0001). Il n'y a pas eu de différence significative quant aux effets secondaires sérieux qui sont survenus chez 10 patients du groupe traité et 6 du groupe placebo.
Les auteurs japonais concluent donc que le rituximab est un traitement efficace et sûr pour les enfants présentant un FRNS ou un SDNS...