Après l'e-cigarette, voici le joint électronique, avec ou sans cannabis !

Il fallait s'en douter. Après le large succès rencontré par l'e-cigarette, une entreprise néerlandaise - qui s'en étonnera ? - a décidé dans se lancer dans la production d'e-joints. Dans un communiqué, E-Njoint se targue en effet d'avoir inventé et conçu le premier joint électronique au monde. Elle espère faire un tabac en Europe, notamment lors de soirées, festivals ou dans les bars et les boîtes de nuit.
Pour l'heure, une première version, jetable, de cet accessoire est déjà disponible. Le liquide injecté ne contient ni THC (la molécule tétrahydrocannabinol contenue dans le cannabis), ni tabac, ni nicotine mais seulement des arômes fruités qui s'apparentent à ceux destinés à l'e-cigarette. Son aspect évoque la forme conique d'un vrai " pétard " et, à chaque bouffée qu'aspire son utilisateur, une feuille de cannabis verte s'allume à son extrémité et brille à travers le revêtement chromé.
" Cet e-joint est totalement inoffensif et conforme à 100% à la plupart des législations ", assure l'entreprise qui produit déjà 10.000 unités par jour et les distribue dans toute l'Europe.
Inoffensif ? Pour l'instant car la société néerlandaise ne cache pas qu'elle s'apprête à commercialiser deux autres versions : l'E-Njoint Rechargeable et l'E-Njoint Vaporizer. Le premier pourra être rempli de solutions liquides à base de vrai cannabis dont la composition et la dose peuvent être ajustées à chaque utilisateur, le second permettra de son côté de fumer des herbes sèches, et donc de la marijuana. " Tant que vous n'ennuyez ni n'agressez personne et restez dans les limites de la légalité, tout ira bien ", avance le P-DG de la société, Menno Contant.
En ce qui concerne l'E-Njoint Rechargeable, les promoteurs du projet évoquent un " but médical ", avec des recharges plus ou moins concentrées en cannabis. Ils expliquent par ailleurs être en négociations avec Tikun Olam, la principale entreprise israélienne de culture de la marijuana à usage médical, " afin d'acquérir l'expertise qui permettra de transformer nos créations en produits de santé. " Une option qui pourrait être appréciée dans les pays où la consommation sur prescription médicale existe.
Reste à savoir comment les autorités européennes et les gouvernements de chaque pays légiféreront sur l'e-joint. Hormis les nations qui ont déjà légalisé l'usage du cannabis, il est peu probable que les deux nouvelles versions recueillent l'approbation des autorités sanitaires et ce d'autant plus que le dispositif pose, tout comme l'e-cigarette, la question du risque d'incitation à l'expérimentation du vrai cannabis.
(référence : site web d'E-Njoint)