Accoucher après 33 ans, un gage de longévité
Une petite taille, le mariage, l'optimisme, la satisfaction sexuelle... les facteurs associés à la longévité sont hétérogènes et multiples. Cette fois, une étude de l'Université de Boston associe, pour des raisons génétiques, la capacité des femmes à avoir naturellement des enfants tard dans la vie et une espérance de vie prolongée.
Les scientifiques ont pris en compte les données de la Long Life Family (LLFS), une étude à la fois psychosociale et génétique menée sur 551 familles nombreuses vivant à des âges exceptionnellement avancés.
Leur analyse révèle que les femmes ayant eu leur dernier enfant après 33 ans étaient deux fois plus susceptibles de vivre jusqu'à 95 ans, comparativement à celles qui ont conçu leur dernier bébé au plus tard à 29 ans. Autre constat : une conception tardive et une plus longue durée de vie seraient possibles grâce à des variantes génétiques propres à certaines femmes.
Une femme porteuse de ces variantes est capable d'avoir des enfants durant un laps de temps plus long, ce qui augmente ses chances de transmettre cet héritage génétique à la génération suivante. Ce profil et sa transmission peuvent également expliquer pourquoi les centenaires sont majoritairement des femmes.
Le Dr Thomas Perls ne recommande toutefois pas aux femmes d'attendre un âge avancé pour avoir des enfants, car cela pourrait diminuer leur chance de conception.
(référence : Menopause, 23 juin 2014, doi : 10.1097/GME.0000000000000276)