Médico-mut : la loi " transparence " semble plutôt obscure
A l'exception de la consultation ordinaire, les médecins seront tenus de délivrer une preuve de paiement. Ainsi le veut la loi sur la transparence dans les soins de santé, censée simplifier la vie (administrative) des médecins mais qui, selon Marc Moens, vice-président de l'Absym, la complique encore plus.
Lundi, la médico-mut s'est réunie dans une ambiance post-électorale autour du président Jo De Cock, par ailleurs patron de l'Inami. Les résultats des élections médicales étaient évidemment dans toutes les têtes. Toutefois, c'est la loi Transparence qui a occupé une bonne partie de la séance.
" On nous a présenté une vingtaine de diapositives en power point [NDLR : lire fichier attaché ci-dessous]. Tant sur le banc médical que sur le banc mutuelliste, il y a eu pas mal de froncements de sourcil ", explique Marc Moens, vice-président de l'Absym.
Le contenu était quasi incompréhensible, estime Moens. " S'il s'agit d'une transposition d'une directive européenne, nous ferions mieux de déménager tout de suite. J'ai proposé d'inviter plusieurs parlementaires à regarder à nouveau cet exposé. Et leur demander ensuite ce qu'ils en ont compris, eux qui ont voté cette loi. C'est terriblement complexe. "
Le biologiste clinicien malinois affirme qu'il n'est nullement question de simplification administrative. "Et cela va coûter de nouveau énormément d'argent."