Une carence en vitamine D accroît le risque d'hypertension
Une carence en vitamines D est associée au développement de diverses maladies : dépression, fibrome utérin, ostéoporose, sclérose en plaques,.... Une nouvelle étude pointe le lien entre cette carence et une pression artérielle trop élevée, un des risques majeurs de maladie cardiovasculaire, au moins chez les personnes porteuses de certaines mutations génétiques.
Une équipe internationale a analysé 35 études de cohorte portant au total sur 108.173 personnes, dont 99.582 adultes et 8.591 adolescents. Afin de comparer des personnes ayant différents niveaux de vitamine D, les chercheurs ont également examiné les variations ou SNP (polymorphismes de nucléotides simples) de deux gènes impliqués dans la production de la vitamine D et de deux autres qui joue un rôle dans son métabolisme.
La méta-analyse confirme une association entre l'augmentation des niveaux de vitamine D et la réduction du risque d'hypertension artérielle (HTA). Chez les porteurs des deux variantes génétiques associées à une faible production endogène de vitamine D, chaque hausse de 10% de la concentration de vitamine D est associée à une baisse de la pression artérielle systolique de 0.37mmHg, de la pression artérielle diastolique de 0.29mmHg et de 8,1% du risque d'HTA.
Pour le Pr Elina Hyppönen, lorsqu'on prend en compte les coûts et les effets secondaires des médicaments antihypertenseurs, l'option supplémentation en vitamine D en prévention de l'HTA est à considérer.
(référence: The Lancet : Diabetes and Endocrinology, 26 juin 2014, doi : 10.1016/S2213-8587(14)70113-5)