De la difficulté de trouver un médecin dans les campagnes (histoire vécue)

Si certains médecins de campagne attendent le patient tel le Godot de Becket, le contraire arrive aussi. La Dernière Heure relate l'histoire d'une patiente de Saint-Hubert, refoulée par la maison médicale de Libin et qui n'a dû son salut que grâce à un MG local qui l'a reçue en urgence et lui a prescrit l'antidiabétique ad hoc.
La DH a recueilli le témoignage d'un couple dont l'épouse, diabétique, s'est rendue compte qu'elle n'avait plus qu'une pilule alors qu'elle doit en prendre trois dans la journée.
Habitants Saint-Hubert, le couple est soigné par un généraliste qui les connaît bien. Mais il est en vacances. Les époux François tentent alors leur chance à la maison médicale de Libin, mais celle-ci refuse de les recevoir car les médecins de la MM sont déjà surchargés et que le quota de patients en-dehors de l'entité est dépassé.
On leur conseille alors de se rendre aux ugences du Centre hospitalier de l'Ardenne, à Libramont.
Ils n'en font rien et passent plusieurs coups de fil à des MG de la région. L'un d'eux accepte finalement de les recevoir et fait à Mme François une ordonnance pour le glucophage. " Mon épouse a pris son deuxième médicament de la journée à 16 h 30, alors qu'elle le prend habituellement à midi. Si elle avait eu un malaise diabétique, j'aurais porté plainte pour non-assistance à personne en danger. "
De la difficulté parfois d'obtenir une ordonnance en juillet en pleine campagne...