La stimulation ovarienne ne favoriserait pas les cancers hormono-dépendants

Utilisée dans les traitements contre l'infertilité, la stimulation ovarienne ne serait pas associée à un sur-risque à long terme de cancer, selon une étude qui en contredit de précédentes.
Menée à l'Université de l'Illinois et présentée au congrès annuel de l'European Society of Human Reproduction and Embryology (ESHRE), cette étude a inclus pas moins de 12.193 femmes traitées pour infertilité entre 1965 et 1988 dans cinq hôpitaux américains. Après un suivi de 30 ans, 749 cas de cancer du sein, 119 cas de cancer de l'utérus et 85 des ovaires ont été recensés.
Les auteurs constatent que les gonadotrophines n'apparaissent pas liées à un risque accru, sauf dans un sous-groupe de femmes restées stériles à l'issue du traitement. Seule l'utilisation prolongée du citrate de clomifène, un antioestrogène, ressort associé à un risque augmenté de 69% de cancer du sein invasif chez les femmes l'ayant utilisé durant 12 cycles ou plus, une période nettement plus longue que celle généralement prescrite. En revanche, même sur de nombreux cycles, le médicament n'est pas significativement associé avec une augmentation de risque des cancers de l'utérus et des ovaires.
" Des résultats globalement rassurants ", estiment les auteurs de cette recherche qui préconisent néanmoins que la surveillance des femmes ayant été traitées pour leur infertilité se poursuive et qui considèrent que le débat n'est pas clos.
(référence : Public Release de l'ESHRE, via EurekAlert, 30 juin 2014)