Les pédiatres déçus par les arrêtés de programmation pédiatrique

L'Association professionnelle belge des pédiatres (APBP) et le Groupement belge des pédiatres hospitaliers loco-régionaux (GBPHLR) se disent " très mécontents " quant aux suites de plusieurs AR qui concernent les programmes pédiatriques. Ils estiment que ceux-ci remettent en question la qualité des soins.
Récemment, le Moniteur a publié une série d'arrêtés-royaux qui actualisent les programmes de soins pédiatriques datant de 2006. Les nouveaux textes de loi se basent sur un draft de 2012 inspiré de la vision du Conseil national des établissements hospitaliers (CNEH). Le CNEH, selon les pédiatres, ne tient vraiment pas compte " des remarques fondamentales du collège de pédiatrie ".
Entre-temps, l'Académie belge de pédiatrie a pu informer la ministre Onkelinx de ses remarques quant au programme de base en médecine pédiatrique. Mais depuis, c'est le silence radio : "Pendant deux ans, nous n'avons pas été informés sur le contenu des textes qui étaient dans le pipeline", expliquent les intéressés.
Autrement dit, les AR qui organisent les soins pour les enfants ont été concoctés sans concertation avec les représentants des pédiatres - ni l'APBP, ni le Groupement belge des pédiatres de langue française, ni son pendant flamand, ni les sections pédiatrie des facultés de médecine. Pas davantage que le Collège de pédiatrie ou le GBPHLR.
Les pédiatres trouvent les textes de loi " parfois difficiles à comprendre et parfois sujets à interprétation ". Ils craignent un impact (négatif) sur la qualité des soins. Ils veulent pouvoir contre-argumenter et obtenir des éclaircissements et pour ce faire, une concertation avec les autorités fédérales et régionales. " Nous voulons avertir les autorités des dangers d'une mise en pratique trop stricte des textes de loi ", concluent les associations de pédiatres.