Entre 10 et 15% des médecins seraient dépendants à une substance
Selon un questionnaire envoyé à 555 MG bruxellois et l'analyse de la littérature sur le sujet, Le Dr J. Markopoulos estime qu'une part substantielle des médecins (entre 10 et 15%) seraient dépendants à une substance dont 50% à l'alcool. " La consommation d'alcool chez les médecins est un fléau peu abordé au sein de notre pratique ", conclut le chercheur en médecine générale.
Taboue, l'addiction des médecins ? Le Dr J. Markopoulos l'affirme tout en constatant que peu de données sont disponibles.
D'après une revue de la littérature qu'il a réalisée, de 10 à 15% des médecins seraient dépendants à une substance et parmi eux 50% le seraient à l'alcool. Il identifie trois facteurs de risque : une pratique solo, le sexe (masculin) et l'âge.
En parallèle, dans une étude basée sur un questionnaire envoyé à 555 MG bruxellois (taux de réponse de 47%), deux facteurs de risque se retrouvent : l'âge et le sexe.
Par ailleurs, 38,8% ont déjà souffert d'épuisement professionnel et 61,5% des répondants " ont déjà été confrontés à un confrère [souffrant d'] un problème d'alcoolisme ".
Ces médecins sont souvent dans le déni, observe le chercheur. D'autant que la Belgique ne possède aucune structure d'aide spécifique, contrairement à plusieurs pays européens. Une structure dont la création en Belgique est vivement recommandée par l'auteur.
" La consommation d'alcool chez les médecins est un fléau peu abordé au sein de notre pratique ", conclut le chercheur en médecine générale qui résume ses travaux dans la Revue médicale de Bruxelles, récemment sortie de presse*.
*Rev Med Brux - 2014 - vol 35 - Suppl 6