Flop de la cigarette électronique en Belgique
La cigarette électronique n'a pas connu de réelle percée en Belgique en 2014, selon les résultats d'une enquête publiée jeudi par la Fondation contre le cancer. Elle est utilisée par 1,5% de la population: 0,5% (environ 45.000 personnes) au quotidien, et 1% (90.000 personnes) une fois ou moins par semaine, soit des chiffres six fois moindre qu'en France, en raison notamment d'une législation plus dure sur le territoire belge.
Les cigarettes électroniques contenant de la nicotine ne peuvent en effet être mises sur le marché que si elles sont enregistrées comme médicament, et donc soumises à des "exigences strictes en termes de qualité, sécurité et efficacité", explique la Fondation qui précise qu'en 2016, la législation belge devra toutefois être adaptée afin de suivre les directives européennes en matière de produits du tabac. "Notre pays devra alors accepter que des cigarettes électroniques à la nicotine soient vendues sans pour autant être enregistrées comme médicament."
En 2014, la Belgique compte 26% de fumeurs (contre 27% en 2013), dont 21% sont des fumeurs quotidiens. Les jeunes de 15 à 24 ans s'avèrent les plus curieux quand il s'agit de tester la cigarette électronique. Quant à une consommation régulière, on ne remarque par contre que peu de différences liées à l'âge. 82% des utilisateurs sont des fumeurs, 16% sont des ex-fumeurs et 2% n'ont jamais fumé de vraies cigarettes.
La fumée d'une cigarette électronique, qui ne génère pas de combustion, est moins nocive que celle d'une vraie cigarette, où la combustion du tabac produit entre autres du monoxyde de carbone et des substances cancérigènes. "Vapoter" n'est néanmoins pas sans danger, prévient l'association en raison de "l'effet des vapeurs sur la bouche, la gorge et les voies respiratoires".