PremiumRhumatologie

Douleurs lombaires basses : prévalence et facteurs de développement

La prévalence des douleurs lombaires basses est plus importante chez les femmes que chez les hommes. Des faiblesses dans les genoux, le tabagisme, une station debout ou assise prolongée sont des facteurs de développement. L'étude pointe également du doigt les retombées sociales et économiques de ces pathologies dans la population générale.

17 juillet 2014

Les douleurs lombaires sont un des principaux motifs de consultation en médecine générale: sur 100 patients qui consultent, 89 se plaignent de lombalgies dont 13 présentent simultanément des douleurs abdominales, 7 ont des douleurs de la face externe de la hanche et 2 des douleurs pubiennes. La prévalence ne cesse d'augmenter affectant toutes les tranches d'âge, autant les adolescents que les plus de 50 ans. Les facteurs de risque de passage à la chronicité (5 à 8% des cas), sont le sexe féminin, l'appartenance à une classe sociale basse, un état dépressif ou une chirurgie du dos.

Les femmes plus à risque
Cette étude épidémiologique1 a tenté de mieux cerner la prévalence et les facteurs qui contribuent au développement de ces pathologies lombaires. L'enquête a inclus 2.600 patients et 1.829 sujets sains comparés pour leurs caractéristiques socio-démographiques, leurs habitudes de vie, le traitement médicamenteux éventuel. Toutes les données ont été collationnées via un questionnaire. Les résultats montrent que la prévalence des douleurs lombaires dans le groupe patients, atteint 56,5% avec une prévalence plus importante chez les femmes que chez les hommes (53,9% versus 46,1). L'ethnicité (p < 0,001), le statut marital (p = 0,010), le statut professionnel (p < 0,001) mais aussi les revenus financiers mensuels (p = 0,004) et le tabagisme (p < 0,001) sont des facteurs hautement contributifs au développement des lombalgies. Les incapacités fonctionnelles sont aussi statistiquement plus importantes chez les femmes que chez les hommes : environ un quart des femmes (26%) contre 18% des hommes font état de douleurs dans les bras et les genoux (p = 0,002). De plus, les douleurs abdominales et les intolérances alimentaires sont aussi plus fréquentes chez les femmes que chez les hommes (31% versus 24,6%, p = 0,018) tout comme la migraine. En analyse multivariée, il apparaît qu'être une femme, fumeuse, en station debout ou assise prolongée, avec une faiblesse dans les genoux augmente le risque de développement de douleurs lombaires basses.

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Infection par le VIH : Un facteur de risque indépendant d’ostéoporos

L’infection par le VIH est identifiée comme un facteur de risque indépendant d’ostéoporose, avec une diminution significative de la densité minérale osseuse chez les personnes séropositives.

Ostéopathies liées au méthotrexate : une complication rare, grave et mal identifiée

Parmi les milliers de patients atteints de maladies rhumatismales, certains présenteront un jour une ostéopathie induite par le méthotrexate. C’est une complication rare mais grave à laquelle on ne pense pas toujours. Quels sont les signes d’alerte ?

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Un plan national de prise en charge de la douleur est nécessaire, plaident les algologues

L'Association flamande d'anesthésiologie pour la prise en charge de la douleur et l'Association professionnelle belge des médecins spécialistes en anesthésie et réanimation (Apsar) plaident pour un plan national de prise en charge de la douleur.

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
02 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine