Onkelinx au Fédéral ou à Bruxelles ?
Laurette Onkelinx rêve bien sûr de la ministre-présidence de la Région bruxelloise, qui serait un aboutissement de sa longue carrière politique. Mais si le PS monte au Fédéral - ce qui reste très possible -, elle sera peut-être appelée à y occuper un siège d'importance. Voire rempiler aux Affaires sociales et à la Santé publique ?
Certes, la ministre de la Santé publique en affaires courantes, Laurette Onkelinx, n'est " que " la formatrice du gouvernement bruxellois PS-CDH-FDF-Open Vld-sp.a-CD&V. Mais son coeur bat bien sûr pour le poste de ministre-présidente de la Région de Bruxelles. Ce serait un aboutissement pour sa longue carrière politique pendant laquelle elle a été ministre pendant plus de vingt ans sans discontinuer et ce d'autant plus que ses tentatives d'accéder au maïorat de Schaerbeek ont échoué.
Maintenant, Rudi Vervoort, actuel ministre-président, doit en principe se succéder à lui-même. Dans un entretien récent, Laurette Onkelinx a eu cette phrase étonnante : " C'est normal qu'il y pense ". Ce qui veut tout autant vouloir dire " il est le candidat naturel " que " bien qu'il y pense, le poste est pour moi ".
Mais un autre élément entre en jeu : la présence, encore très vraisemblable à ce stade, du PS au gouvernement fédéral dans une coalition où l'on retrouverait MR et PS avec ou sans CDH. Car chacun sait que la coalition " kamikaze " (terme inspiré du fait que le MR seul parti francophone au Fédéral relève de la folie douce) aussi appelée " suédoise " (inspiré des couleurs du drapeau suédois) a peu de chance de voir le jour puisque le MR n'a qu'un tiers des sièges francophones.
Or qui dit PS au Fédéral dit aussi Laurette au Fédéral. Voire même (tout est possible en politique) rempiler aux Affaires sociales et/ou à la Santé publique où la Liégeoise d'origine dispose d'un cabinet en or.
Si c'était le cas, ce serait dans l'intérêt du parti, bien sûr.