Une équipe de l'UCL a développé une stratégie anti-métastases prometteuse

En observant des modèles de tumeurs humaines chez la souris, plus particulièrement un mélanome supermétastatique, le Dr Paolo Porporato, postdoctorant, et d'autres jeunes chercheurs au sein de l'équipe du Pr Pierre Sonveaux, chercheur qualifié F.R.S.-FNRS à l'UCL, ont tout d'abord mis en évidence le rôle important joué par les mitochondries dans la formation des métastases.
Il est apparu que ces mitochondries, les centrales énergétiques de la cellule, sont surdéveloppées dans les cellules tumorales et qu'elles émettent une sorte de signal migratoire qui envoie ces cellules dans le sang ou dans le système lymphatique, ces dernières finissant par se fixer dans d'autres organes. Dans certaines conditions, les mitochondries produisent davantage de radicaux libres appelés ions superoxyde qui entraînent la formation spontanée de métastases humaines chez la souris et par conséquent la progression tumorale.
Enfin, les scientifiques néo-louvanistes ont surtout identifié des composés pharmaceutiques inhibiteurs du superoxyde mitochondrial et ils ont montré l'efficacité d'une injection quotidienne de ces antioxydants très spécifiques sur des souris auxquelles ils avaient injecté un cancer du sein humain avec tumeur naturellement métastatique. Actuellement en phase 2 pour traiter la maladie de Parkinson ou l'hépatite C, ces molécules ne sont donc pas toxiques pour l'homme.
" Cela ouvre la porte à une éventuelle validation relativement rapide d'un traitement préventif qui bloquerait les métastases cancéreuses humaines ", s'enthousiasme Pierre Sonveaux qui n'hésite pas à qualifier la découverte de son équipe de " première mondiale ".
(référence : Cell Reports, 24 juillet 2014, DOI : 10.1016/j.celrep.2014.06.043)