Sclérose en plaques : activité physique même pour les plus atteints ?

De nombreuses études ont démontré l'intérêt de l'exercice physique chez les patients atteints de sclérose en plaques afin d'améliorer notamment leur qualité de vie. Toutefois, ces études se sont souvent limitées aux personnes présentant un handicap léger.
Des chercheurs australiens sont allés plus loin en n'adressant une enquête qu'aux patients MS présentant des handicaps modérés à sévères. Ils ont aussi voulu évaluer l'effet de l'exercice sur le taux de récidives. L'enquête a été réalisée en ligne, ce qui a permis de recruter 2.232 patients provenant de nombreux pays. Les résultats montrent que les personnes présentant un meilleur bien-être émotionnel sont plus jeunes, des hommes généralement avec un BMI moindre. Elles font également plus d'exercices physiques que la moyenne. Il est intéressant de noter que cette augmentation d'activités est associée à une diminution des handicaps et une augmentation de la qualité de vie liée à la santé même après avoir contrôlé les données par rapport à l'âge, au sexe et au degré de handicap.
De façon plus spécifique, passer d'une activité physique basse à modérée, voire intense permet d'améliorer un indice composite sur la santé de 47,7 à 56 et à 59,9 respectivement. Dans le même temps, l'indice composite de santé mentale passe de 60,6 à 67,0 et à 68,8. L'échelle évaluant les fonctions sociales montre également une augmentation allant de 57,8, à 66,1 et 68,4. Enfin, la qualité de vie globale s'est aussi améliorée : de 58,5 à 64,5 et 67,7.
Il semble donc que quel que soit le niveau de handicap du patient l'exercice physique est bénéfique ; plus il est intense, plus grand sera le bénéfice...
Claudia H Marck et al. Physical activity and associated levels of disability and quality of life in people with multiple sclerosis: a large international survey BMC Neurology 2014, 14:143