La puberté des filles est influencée par leur héritage génétique
L'âge auquel les filles atteignent leur maturité sexuelle est déterminé par des facteurs environnementaux comme l'alimentation ou encore l'activité physique. Toutefois, la plus large étude jamais réalisée sur le sujet suggère que la génétique intervient aussi dans le déclenchement plus ou moins précoce de la puberté.
Après l'examen du génome de plus de 180.000 jeunes filles, les chercheurs issus de 166 institutions ont identifié 123 variations génétiques qui influencent les hormones, la masse corporelle et diverses maladies, associées à survenue de la première menstruation. Six de ces variantes sont regroupées au sein de régions du génome soumises à l'empreinte parentale.
De ces gènes " imprimés ", dont l'activité diffère selon qu'ils sont transmis par l'un ou l'autre des parents, la science savait déjà qu'ils influencent la croissance et le développement du foetus. Mais c'est la première fois qu'on peut leur attester un ascendant postnatal.
Les auteurs de cette étude ont également découvert que l'influence complexe de facteurs génétiques sous-jacents sur la survenue de la période transitoire entre l'enfance et l'adolescence l'est aussi sur le développement de maladies elles-mêmes associées à la puberté précoce, comme le diabète, le surpoids, les maladies cardiovasculaires ou le cancer du sein. L'étude des facteurs génétiques liés à l'arrivée des premières règles pourrait donc donner des indices sur l'état de santé à l'âge adulte.
(référence : Nature, 23 juillet 2014, DOI 10.1038/nature13545)