Mort subite du nourrisson : le danger du " co-dodo " est confirmé

Une nouvelle étude américaine confirme les résultats d'une recherche britannique publiée en 2013 et qui avait révélé que le " co-dodo " ou " co-sleeping ", le fait de partager le lit parental avec son bébé, multiplie par cinq le risque de mort subite chez l'enfant de moins de 3 mois.
Cette fois, les auteurs ont analysé les statistiques publiques regroupées à travers 24 États américains sur la période de 2004 à 2012. Des données qui ont recensé 8.207 décès d'enfants sans pathologie, âgés de quelques jours à un an, durant leur sommeil.
Les résultats révèlent que la pratique du " co-sleeping " est le principal facteur de risque de mort subite du nourrisson et qu'elle est encore plus dangereuse si le nourrisson a moins de trois mois : 73,8% de décès inattendus vs 58,9% pour les bébés âgés de 4 mois à un an. La présence d'un objet (peluche, oreiller, couverture, jouet...) dans l'environnement de couchage est également incriminée avec un risque accru de 33,5% avant 3 mois et de 39,4% chez les petits de 4 mois à 1 an, tout comme le couchage sur le ventre du bébé (18,4% vs 13,8%).
Afin de prévenir les accidents dramatiques, l'Académie américaine de pédiatrie conseille de faire dormir les nourrissons de moins d'un an sur le dos, dans un lit rigide à barreaux, sur un matelas ferme, sans oreiller ni couette, à côté de leurs parents, mais pas dans le même lit.
(référence : Pediatrics, 14 juillet 201, doi: 10.1542/peds.2014-0401)