Moins de cas de sclérose en plaques chez les séropositifs
Des chercheurs britanniques et australiens confirment qu'une personne séropositive serait moins à risque de développer la sclérose en plaques (SEP) sans pour autant parvenir à expliquer le lien entre le VIH ou les traitements antirétroviraux et la maladie inflammatoire du système nerveux.
Cette étude observationnelle a porté sur 21.207 personnes infectées par le VIH et hospitalisées entre 1999 et 2011 en regard de 5,3 millions de personnes hospitalisées pour raisons " mineures " (groupe témoin). Elle a permis d'évaluer l'incidence de la SEP chez l'ensemble des participants sur une durée de 7 ans.
Résultat : les patients vivant avec le sida montrent un risque réduit de 62% de souffrir de la SEP par rapport à la population générale. Par ailleurs, le degré de protection conféré par le VIH semble s'accroître au fil du temps, l'incidence de la SEP faiblissant avec le nombre d'années écoulées depuis le diagnostic du VIH.
Aux yeux des scientifiques, deux pistes pourraient expliquer cette réduction du risque. D'une part, le virus lui-même pourrait réduire de manière chronique les réactions immunitaires. D'autre part, il pourrait s'agir d'une conséquence du traitement antirétroviral, qui supprime les virus pathogènes impliqués dans la SEP. Les auteurs insistent sur le fait qu'il ne s'agit encore que d'hypothèses.
(référence : The Journal of Neurology Neurosurgery and Psychiatry, 4 août 2014, doi : 10.1136/jnnp-2014-307932)