L'obésité morbide réduit fortement l'espérance de vie
Les adultes qui souffrent d'obésité sévère, appelée obésité morbide, ont un risque accru de décéder prématurément, que ce soit des suites du cancer, de maladies cardiovasculaires, d'un AVC, de diabète ou de maladies rénales ou hépatiques.
Cette méta-analyse de l'Institut national du cancer américain a passé en revue 20 grandes études, les plus élaborées sur le sujet, menées en Australie, aux États-Unis et en Suède. Les chercheurs ont classé les participants selon leur indice de masse corporelle et ils ont établi trois catégories dans le groupe des personnes obèses : l'obésité " légère " (IMC de 30 à 34,9), l'obésité (35 à 39,9) et l'obésité " morbide " (40 ou plus).
Les conclusions font froid dans le dos : une personne obèse vit moins longtemps qu'une personne dont l'IMC est normal et, plus l'IMC augmente, plus le risque de mourir jeune progresse. Les participants situés dans la classe III d'obésité, soit extrêmement obèses, réduisent leur espérance de vie de façon drastique. Les années de vie perdues vont de 6,5 années pour les personnes ayant un IMC qui oscille entre 40 à 44,9 à 13,7 ans pour un IMC compris entre 55 à 59,9.
Une étude à ne pas prendre à la légère car, aux États-Unis, 6% des adultes sont désormais considérés comme extrêmement obèses.
(référence : PLoS Medicine, 8 juillet 2014, DOI : 10.1371/journal.pmed.1001673)