Parkinson : six nouveaux facteurs de risque identifiés
Entamée depuis 2010, une analyse minutieuse du génome humain combinée à des techniques de pointe a permis à un consortium international de chercheurs d'institutions publiques et privées de mettre au jour six nouveaux facteurs de risque génétique de développer la maladie de Parkinson.
Les scientifiques ont collecté les données de toutes les " études d'association pangénomique " existantes sur cette pathologie neurodégénérative, une méthode d'analyse des variations génétiques permettant d'identifier des différences subtiles dans les codes génétiques de grands groupes de personnes.
Cette méta-analyse a inclus une cohorte de plus de 100.000 personnes, dont 13.708 Parkinsoniens et 95.282 témoins. Au final, 24 variants génétiques, dont six nouveaux, ont donc été mis à jour. Les résultats suggèrent que plus une personne présente ces variantes, plus le risque est élevé et cela jusqu'à trois fois plus. Ils ont été confirmés sur un autre échantillon de 5.353 patients atteints et 5.551 témoins. Pour cela, les chercheurs ont utilisé une puce, Neurox, qui contient les codes d'environ 24.000 variants génétiques déjà suspectés d'être associés à un large spectre de troubles neurodégénératifs.
Ce travail représente une avancée scientifique majeure dans l'identification du profil génétique de la maladie de Parkinson et ouvre l'espoir de déboucher sur des traitements efficaces.
(référence : Nature Genetics, 27 juillet 2014, DOI : 10.1038/ng3043)