Saint Nicolas n'a pas oublié les pédopsychiatres
Une série d'arrêtés royaux en matière de soins de santé, dont l'un concerne les pédopsychiatres, a été publiée début août au Moniteur Belge. Jusqu'à aujourd'hui, ceux-ci n'étaient pas autorisés à pratiquer nombres de prestations, mais un changement est prévu pour bientôt.
Jusqu'à présent, certaines prestations en psychiatrie infanto-juvénile ne peuvent être exécutées que par des médecins accrédités. Ainsi, les numéros de nomenclature pour la psychothérapie (ambulante) (109336), pour une évaluation complète (109410) ou pour une concertation multidisciplinaire avec un psychologue ou un orthopédagogue sur le traitement à apporter (109454) - le tout pour des patients âgés de 18 ans ou moins - étaient réservés aux psychiatres accrédités.
L'AR, paru au Moniteur Belge le 8 août dernier, introduit des numéros analogues pour les prestations réalisées par des médecins non accrédités (les numéros respectifs 109336, 109351 en 109373). Ceux-ci reçoivent une lettre-clé inférieure: les pédopsychiatres non-accrédités sont payés un peu moins, tout comme les autres médecins non accrédités.
Quatre codes de nomenclature alternatifs ont aussi été ajoutés pour la psychiatrie de liaison lors de la prise en charge d'enfants et d'adolescents, un autre pour la concertation multidisciplinaire pour un jeune patient dans le cadre d'une observation (en service K) et un dernier pour une intervention d'urgence. Les numéros de nomenclature existants pour ces prestations ne sont utilisés que par des médecins accrédités, tandis que les nouveaux sont accessibles pour tous les (pédo)psychiatres.
Cette nouvelle nomenclature entrera en vigueur le 1er octobre.
L'AR est le dernier cadeau de Saint Nicolas offert par le gouvernement sortant aux pédopsychiatres - s'il ne coûte rien aux autorités - puisque le conseil des ministres avait donné son feu vert le 6 décembre dernier.