Infections nosocomiales : l'Absym remet les pendules à l'heure
Pour Roland Lemye, il n'existe aucune excuse pour un médecin de ne pas se plier aux plus élémentaires règles d'hygiène pour éviter les infections nosocomiales. Mais la lutte contre ce fléau mérite mieux qu'une approche simpliste basée sur le buzz.
Lejournaldumedecin.com s'est fait l'écho, dans un premier temps d'un taux anormalement élevé d'infections nosocomiales en Belgique par rapport à ses voisins européens et, dans un deuxième temps, de la mise au point de l'ISP Santé publique qui qualifiait " d'erroné " le pourcentage européen moyen, remettant du coup la Belgique dans la bonne moyenne !
Ce revirement des médias n'a pas manqué d'interpeler l'Absym qui demande à la presse une approche plus nuancée de ce problème.
Le syndicat de Roland Lemye rappelle que les hôpitaux et les médecins mènent une véritable guerre aux germes pathogènes et ultra-résistants qui sévissent dans les hôpitaux et que les patients qui en meurent sont parfois dans un état de faiblesse extrême. " D'un point de vue purement scientifique, nous savons que, même en imposant les mesures d'hygiène les plus poussées, il est impossible d'éviter l'ensemble des infections nosocomiales qui existent ", soulignent Roland Lemye et Marc Moens. " Cela ne veut toutefois pas dire que la prévention de ces infections ne doit pas rester l'une des principales priorités. "
L'Absym " soutient pleinement la lutte contre les infections nosocomiales. Il n'existe aucune excuse qui justifierait qu'un membre du personnel hospitalier ne se plie pas à la politique de prévention stricte prévue par son organisme employeur ".
Mais " cette prévention mérite une approche plus globale. Quiconque franchit le seuil d'un établissement hospitalier en tant que patient (en ambulatoire) ou entre en contact avec des patients hospitalisés, en ce compris l'ensemble des visiteurs, doit être considéré comme potentiellement porteur de germes résistants et donc perçu comme un risque potentiel de transmission d'infection ".
Le slogan " Vous êtes en de bonnes mains ", utilisé tous les deux ans depuis 2005 par le SPF Santé publique et relatif à l'hygiène des mains pour l'ensemble des collaborateurs hospitaliers, devrait se voir complété de ces quelques mots: " Tout le monde se doit de veiller à l'hygiène hospitalière ", conclut l'Absym.