Un test d'orientation au niveau " exagérément élevé "
Le test non contraignant préalable à l'entrée en médecine se tiendra ce jeudi 4 septembre pour les futurs étudiants de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le CIUM profite de l'occasion pour rappeler son attachement au principe mais, surtout, pour exhorter les autorités à revoir le contenu.
À la veille de cet examen d'entrée à blanc, le Comité Interuniversitaire des étudiants en Médecine (CIUM) a tenu à réaffirmer son soutien au " test d'orientation " prévu par le décret médecine du ministre Marcourt.
Les étudiants de médecine et leurs représentants restent majoritairement favorables à cet exercice d'évaluation, comme l'atteste le sondage du CIUM. Sur 700 bacheliers interrogés au cours de l'année académique 2013-2014, près de 560 sondés ne s'offusquent pas de cet examen affichant pourtant un taux de réussite médiocre (26%). Taux qui a encore chuté de moitié (13% !) lors de la première évaluation en juillet.
Selon l'organisation interuniversitaire, cela témoigne " d'un niveau de difficulté totalement disproportionné par rapport aux prérequis à l'entame de la première année ". Cela remet en exergue les disparités entre les établissements secondaires et décourage des étudiants susceptibles de réussir, poursuit le CIUM.
Les représentants ont donc décidé d'entamer le suivi des résultats des étudiants au test et au terme du premier bac et rechercheront d'éventuelles corrélations afin de pouvoir se prononcer sur la qualité prédictive de l'exercice.
" Aucune étude scientifique extrapolable à ce système n'a été réalisée. Il s'agit donc d'un système pilote et en tant que test indicatif, il doit être considéré comme un outil pédagogique supplémentaire ", sent bon de préciser le CIUM. Car personne n'exclut le risque de voir le test non contraignant se muer en réel examen d'entrée.