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Traitement de la polyarthrite rhumatoïde: un anti-IL6 accroît la FEVG

La question a toujours fait débat de savoir si un agent biologique a un effet bénéfique ou délétère sur le pronostic cardiovasculaire des patients présentant une polyarthrite rhumatoïde. Pour les anti-TNF, la question n'est pas tranchée, par contre pour un anti-IL6, de nouvelles données sont plutôt en faveur d'un bénéfice net sur la fonction ventriculaire gauche.

9 septembre 2014

Les agents biologiques ont spectaculairement amélioré le pronostic de la polyarthrite rhumatoïde (PR). On leur a aussi prêté longtemps un effet favorable sur l'insuffisance cardiaque, considérant que le TNF favorise la fibrose et le remodelage myocardique avec un effet inotope négatif. Par la suite, des études plus approfondies comme RENAISSANCE dans l'insuffisance cardiaque stades 2 et 3 de la NYHA ou l'étude ATTACH, n'ont pas confirmé ce bénéfice. Aujourd'hui, un autre agent biologique, le tocilizumab, un anti-IL6, pourrait bien cumuler une efficacité reconnue dans les PR actives avec un effet bénéfique sur la fonction ventriculaire.

La FE améliorée
Cette étude1 pilote a évalué l'effet du tocilizumab sur la fonction ventriculaire gauche chez des patients avec une PR active et des sujets contrôles. Aucun des patients ne présentait de symptômes cardiaques. A l'inclusion, la fraction d'éjection (FE) chez les patients avec une PR, est significativement abaissée (- 3,7%) et l'index de masse ventriculaire gauche significativement élevé (+ 9,2%) comparé aux sujets contrôles. A 52 semaines, le traitement par tocilizumab conduit à une diminution significative du score SDAI (Simplified Diseases Activity Index). Au niveau cardiaque, on note une augmentation significative de la FE (+ 8,2%) et une diminution tout aussi significative (-24,4%) du LVMI (index de masse ventriculaire gauche). On s'aperçoit aussi que les variations du LVMI se corrèlent fortement avec les variations du SDAI (r = - 0,63, p = 0,0028). Concernant la géométrie du ventricule gauche, les patients avec une PR montrent à l'inclusion, une hypertrophie ventriculaire excentrique comparée aux patients sans PR, qui évolue vers la normalité après traitement par le tocilizumab.

Pour les auteurs, le traitement par cet anti-IL6 accroît la FE et diminue le volume ventriculaire gauche en relation avec l'activité de la maladie.

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