Personnes âgées et suicide : de l'importance du dépistage...

Il est courant d'entendre que les personnes âgées présentant des troubles du sommeil ont un taux de suicide beaucoup plus important que dans d'autres groupes d'âge. Ils tendraient aussi à visiter leur médecin dans la semaine précédant leur tentative...
Des chercheurs ont voulu savoir si la perturbation du sommeil pouvait constituer un facteur de risque de suicide. Ils ont mené une étude observationnelle sur une décennie. En tout, ils ont rassemblé les données de 14.456 adultes âgés ; 400 sujets contrôles ont été croisés avec 20 suicidaires en ce qui concerne l'âge, le sexe et le site de résidence. Les chercheurs ont mesuré la qualité du sommeil, la dépression et les statistiques de population.
Agir sur le sommeil !
Selon une analyse de régression, il apparait qu'une qualité de sommeil estimée comme médiocre à la base par les patients, est associée de manière significative à une multiplication du risque de suicide par 1,39 sur 10 ans de suivi. De plus, il semble que deux items concernant le sommeil soient liés à une élévation de ce risque : la difficulté d'endormissement avec un OR de 2,24 et un sommeil non-réparateur avec un OR de 2,17.
Ces résultats montrent que les plaintes quant à la qualité de sommeil ne doivent pas être négligées chez les patients âgés, même après ajustement pour d'éventuels symptômes dépressifs. Ces plaintes doivent donc être entendues et si possible prises en charge efficacement sans tarder.