La prévention du paludisme nécessaire pour éviter toute confusion avec Ebola (IMT)
La prévention médicamenteuse du paludisme (malaria) est plus que jamais nécessaire pour les spécialistes de la santé et les voyageurs, afin d'éviter toute confusion avec le virus Ebola, les symptômes précoces de ce dernier ressemblant très fort à une crise de paludisme, avertit mardi l'Institut de médecine tropicale (IMT) d'Anvers.
"Pour éviter une confusion quand un voyageur retourne d'un pays où l'infection Ebola sévit, il est important que chaque voyageur prenne les précautions maximales pour éviter le paludisme. Ceci est valable pour tous le voyageurs qui se rendent en Afrique subsaharienne, mais en particulier pour les migrants qui voyagent vers leur pays d'origine, car ils consultent rarement une clinique de voyage avant leur départ", souligne l'IMT dans un communiqué.
L'IMT rappelle que le paludisme est une infection tropicale et donc encore très présente, surtout en saison de pluie, en Afrique Centrale et de l'Ouest, entre autres dans la région où l'infection Ebola fait des ravages depuis plusieurs mois.
En Belgique, le paludisme est surtout diagnostiqué chez des migrants africains qui voyagent dans leur pays d'origine pour y visiter de la famille ou des amis. Ces personnes ont tendance à sous-estimer les risques et consultent rarement un médecin avant leur départ. "Ce problème est devenu encore plus crucial depuis l'épidémie d'Ebola actuelle, car chaque voyageur malade revenant d'un des pays affectés attire énormément d'attention", poursuit l'IMT.
L'Institut de médecine tropicale demande dès lors aux médecins, aux pharmaciens et aux pédiatres d'être très attentifs aux patients qui planifient un voyage en Afrique centrale et de l'Ouest et, le cas échéant, de discuter d'emblée avec eux de la prévention du paludisme. L'Institut demande en outre à tous les voyageurs et en particulier aux migrants qui voyagent vers leur pays d'origine "d'absolument consulter une médecin avant leur départ pour discuter de la prévention du paludisme".