Selon une enquête du SNI, un MG sur deux a été agressé

52% des médecins généralistes ont, durant leur service de garde, été confrontés à des agressions physiques ou verbales, selon une enquête du Syndicat neutre des indépendants (SNI) auprès de 218 MG dans tout le pays et parue ce vendredi. La présidente du SNI, Christine Mattheeuws, propose qu'on offre une déductibilité fiscale pour les médecins afin qu'ils puissent se doter d'un terminal de paiement.
En attendant, plus de la moitié des médecins généralistes (52 %) ont, durant leurs services de garde, été confrontés à des agressions, essentiellement verbales (80 %) mais également physiques (20 %).
La raison principale de l'agression est majoritairement le refus de traitement. 12% des médecins interrogés " se rendent à contrecoeur dans certains quartiers durant leurs gardes à cause du caractère insécurisant ".
Les MG sudistes sont plus souvent confrontés à des agressions (63% du total contre 47% au nord du pays)
Lorsqu'agression il y a eu, 46% d'entre eux prennent des mesures sachant que les deux-tiers exercent en-dehors d'un poste de garde. Ces médecins n'hésitent pas à emmener... leur partenaire lors de la garde ou même demande une protection de la police.
Un des moyens d'éviter la violence est de généraliser les paiements électroniques.
Le SNI propose dès lors des déductibilités fiscales de 120% pour des appareils qui coûtent en location aux alentours de 20 euros par mois auxquels s'ajoute l'abonnement (8-24 euros) et 7 à 19 centimes par transaction.