Pauvreté, manque de connaissances et choix thérapeutique
Une étude américaine montre que face à un diagnostic de cancer de la prostate, les patients économiquement défavorisés qui connaissent moins bien la problématique du cancer, ont davantage de problèmes à envisager une intervention thérapeutique et perçoivent moins bien l'efficacité d'une telle décision.
L'étude, menée à Los Angeles, a porté sur 70 patients auxquels un diagnostic de cancer de la prostate venait d'être annoncé. La majorité d'entre eux (70%) avait un revenu inférieur à 30.000$/an. Une moins bonne connaissance du cancer de la prostate et des possibilités de traitement s'est traduite chez ces patients par un plus grand taux de conflits décisionnels, davantage d'incertitude sur le choix de l'option thérapeutique et un plus grand doute quant à l'efficacité du traitement. On notera également que le fait d'avoir une relation s'accompagnait d'une augmentation significative des taux de conflit décisionnel.
Pour les investigateurs, ces données montrent qu'il est urgent de mieux informer ces patients sur la problématique du cancer de la prostate et des traitements possibles. Selon eux, la question mérite d'être examinée à plus grande échelle pour mieux identifier la population-cible et définir le type d'intervention qui pourrait s'avérer efficace dans ce groupe de la population