Bases génétiques de l'hyperuricémie: quatre nouveaux loci identifiés
Cette étude identifie un lien fort entre la goutte et quatre loci par des études des génomes de sujets contrôles et de patients européens mais aussi polynésiens chez qui la prévalence de la goutte est élevée.
Les auteurs de cette nouvelle étude ont estimé qu'aujourd'hui, les bases génétiques de l'hyperuricémie sont équivoques, absentes ou non reproductibles entre équipes de recherche. Deux gènes régulateurs majeurs sont reconnus, les transporteurs rénaux d'acide urique SLC2A9 et ABCG2 sur le chromosome 4. Leur mutation double quasiment le risque de goutte dans les populations d'origine caucasienne et celles d'ascendance polynésienne, caractérisées par une prévalence élevée de cette maladie. Jusqu'à présent, on ne disposait pas d'études à grande échelle sur l'entièreté du génome en l'absence de cohorte de patients bien caractérisés. Cette nouvelle étude comble cette lacune en comparant des sujets malades et des sujets sains, mais également deux ethnies fort différentes.
Quatre loci identifiés
L'étude1 a inclus d'une part 648 malades européens et 1.550 contrôles, et d'autre part 888 malades polynésiens (Maori et région pacifique) et 1.095 contrôles en prenant comme critère de la maladie la classification ACR pour les deux populations. La puissance statistique de l'étude est jugée suffisante (>0,7) pour détecter un effet OR > 1,3. L'étude identifie 7 loci candidats, aussi bien dans la population européenne que dans la population polynésienne et des associations qui n'avaient jamais été identifiées telles que PDZK1 et MAF. En particulier, quatre loci GCKR, INHBC, SLC22A11 et SLC16A9 sont impliqués dans l'hyperuricémie. Pour les auteurs, c'est la première démonstration solide d'une association entre cette hyperuricémie et une étiologie génétique.