40 % d'opérations du dos en plus en 10 ans : faut-il forcément opérer ?
Le mal de dos touche 8 Belges sur 10. Et il mène à une opération chez un nombre croissant de personnes, comme en attestent les chiffres de la Mutualité chrétienne (MC). Le nombre d'opérations du dos a augmenté de 40 % dans notre pays ces 10 dernières années. Pourtant, d'après les scientifiques, l'opération n'est pas toujours le meilleur choix. La MC plaide pour "une approche prudente et plus sélective de la part des médecins et pour une meilleure prévention des problèmes de dos". En attendant, le nombre d'opérations est passé de 19.248 en 2002 à 26.898 en 2012, soit une hausse de 40%.
80 à 85 % de la population a déjà souffert d'un mal de dos. " Il s'agit souvent d'une douleur non-spécifique, sans cause manifeste comme une chute ou une inflammation. 3 personnes sur 4 voient cette douleur disparaître dans le mois qui suit. Après 3 mois, 9 personnes sur 10 ne signalent même plus aucune douleur. Mais dans certains cas, les douleurs persistent et un traitement intensif est nécessaire. "
Selon les dernières avancées scientifiques qu'a pu consulté la MC, " une opération n'apporte pas de meilleurs résultats qu'une approche multidisciplinaire qui agit tant sur le plan physique que sur le plan psychologique ".
La MC souligne que, au contraire, " une opération est plus chère et peut entraîner des complications ". Ceci n'empêche pas que leur nombre augmente chaque année. " De 19.248 en 2002, elles sont passées à 26.898 en 2012, soit une hausse de 40 %. "
Éviter les opérations inutiles
Des études montrent que des opérations sont encore pratiquées chez des personnes pour lesquelles ce n'est pourtant pas indiqué. Pour la MC, " ces chiffres indiquent que les médecins doivent se montrer plus sélectifs avant de proposer une opération. De nouvelles directives devraient être adressées aux médecins, qui devraient mieux suivre les recommandations existantes ".
La MC rappelle que le Centre d'expertise des soins de santé (KCE) " suggère même d'éviter les opérations et de les réserver à des cas soigneusement sélectionnés, lorsqu'aucun autre traitement n'est efficace ".