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Des inhibiteurs de DPP4 actifs contre le diabète et la polyarthrite rhumatoïde?

C'est la conclusion à laquelle arrive cette étude qui semble démontrer que l'usage de cette nouvelle classe thérapeutique dans le traitement du diabète de type 2, pourrait bien diminuer le risque de développer une polyarthrite rhumatoïde (PR).

23 septembre 2014

La dipeptidyl-peptidase 4 (DDP4) ou CD26 est une glycoprotéine transmembranaire qui exerce une fonction de co-stimulation de la réponse immune. Les inhibiteurs de DPP4 (i-DPP4) sont quant à eux une nouvelle classe thérapeutique utilisée dans le contrôle glycémique chez des patients atteints d'un diabète de type 2 en association avec la metformine et/ou à un sulfamide hypoglycémiant. Les i-DPP4 exercent des effets pléiotropes en partie indépendants du GLP-1. Mais la complexité de ces effets et leur impact dans la clinique sont encore à démontrer. Une action reconnue à ce jour est l'effet cardiovasculaire bénéfique lié à leur action sur la dégradation des incrétines GLP-1, GIP, et d'autres peptides comme le Brain Natriuretic Peptide. Aujourd'hui, cette nouvelle étude évalue la propension à développer sous i-DPP4, une maladie auto-immune telle que la PR, un lupus érythémateux systémique, un psoriasis, une sclérose en plaques ou une maladie inflammatoire de l'intestin chez des patients présentant un diabète de type 2.

Traiter et prévenir
L'étude1 a comparé un groupe de 73.928 patients avec un diabète de type 2, traités initialement par une association d'antidiabétiques oraux dont des i-DPP4 versus 163.062 patients diabétiques non traités par cette classe. Les résultats montrent que le risque de PR ou de maladies auto-immunes est significativement abaissé sous i-DPP4 par rapport au groupe non traité (HR = 0,66, CI 95% 0,44-0,99 pour la PR, HR=0,73 pour les maladies auto-immunes et HR=0,68 pour un composite de maladies auto-immunes et de PR). Pour les auteurs, ces données suggèrent une forme possible de prévention d'une maladie auto-immune chez des patients diabétiques. Ils voient dans l'ajout d'un i-DPP4, l'opportunité de faire d'une pierre deux coups en agissant à la fois sur le diabète et le risque de maladie auto-immune.

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