Quatre millions d'euros à l'Institut de médecine tropicale pour la maladie du sommeil
La Fondation Margaret A. Cargill a octroyé une subvention de près de cinq millions de dollars (environ quatre millions d'euros) sur trois ans à l'Institut de médecine tropicale (IMT) d'Anvers afin qu'il développe un nouveau modèle pour le contrôle de la maladie du sommeil en République démocratique du Congo (RDC), annonce un communiqué lundi.
Alors qu'elle connaissait des proportions épidémiques à la fin du 20e siècle, des campagnes intensives de dépistage et traitement ont contribué à faire baisser le nombre de nouveaux cas à moins de 10.000 par an aujourd'hui. En ce moment "la maladie du sommeil est considérée comme maîtrisée dans la plupart des régions touchées en RDC", indique l'IMT. Mais si les efforts se relâchent, "de nouvelles flambées d'infection s'ensuivront inévitablement".Concrètement, le projet de l'Institut consistera à "développer des 'districts de santé modèles' dans la province congolaise de Bandundu", où les mesures de contrôle de la maladie du sommeil ainsi que celles d'autres maladies tropicales négligées "seront entièrement intégrées au sein des services de santé existants".
Pour atteindre cet objectif, un renforcement des services de santé existants est prévu, tout comme des efforts pour maîtriser le vecteur qu'est la mouche tsé-tsé, grâce notamment à un nouvel outil: les mini-cibles, de petits écrans traités avec un insecticide qui attirent les mouches tsé-tsé et les tuent. L'IMT mettra aussi en pratique un système ciblé de dépistage actif et passif des cas de maladie du sommeil au moyen de tests de diagnostic rapides.
L'IMT travaille entre autres avec l'asbl Memisa et la Liverpool School of Tropical Medicine (LSTM) dans le cadre du projet.