Le taux de diabétiques américains se stabilise contre toute attente
Après des années d'augmentation effrénée, les nouveaux cas de diabète enregistrés aux États-Unis se stabilisent. À la surprise générale des endocrinologues et consorts. Surtout face au sous-entendu d'une telle évolution. Car le plateau dessiné par l'incidence du diabète signifie que les autorités sanitaires U.S. parviendraient à contrôler l'obésité.
Le diabète a été diagnostiqué chez 8,3% des Américains en 2012, contre 7,9% en 2008, ressort-il d'une étude publiée ce mercredi par le JAMA (Journal of the American Medical Association). Il convient de rappeler que l'incidence avait jusqu'ici décrit un bond spectaculaire, de près de 130% par rapport aux années 1990. À l'époque, le diabète était reconnu chez seulement 3,5% de la population.
Or, l'obésité est la principale cause de diabète de Type 2, la forme la plus courante de la maladie. Ce nivellement des occurrences du diabète correspond ainsi à la baisse des cas d'obésité. Conséquence vraisemblable, selon les observateurs, des campagnes de prévention recommandant une alimentation saine et la pratique de l'exercice (à grand renfort de personnalités, de Beyoncé à Barack Obama pour ne citer qu'elles).
Ce ralentissement autorise le corps médical à penser que l'épidémie sera évitée dans un pays où un adulte sur trois risque d'être touché d'ici 2050. " Tout porte à croire que nous freinons ce train emballé ", estime l'un des auteurs de la recherche.
Selon les dernières données du Center of Disease Control d'Atlanta qui a mené l'étude, les États-Unis dénombrent plus de 29 millions de diabétiques.
Les auteurs ont analysé les informations médicales de 664.969 adultes âgés de 20 à 79 ans entre 1980 et 2012 récoltées par le National Health Interview Survey afin d'estimer l'incidence et la prévalence dans la population américaine.