Rififi à Vivalia
Interrogé par La Meuse, le Dr Alain Deworme, évincé d'un poste d'administrateur de Vivalia (Luxembourg), parle, à propos du PS luxembourgeois, de " Politburo digne de l'URSS ". Cet ophtalmologue s'est vu d'abord proposer une place dans l'intercommunale IDELux mais cette promotion était, selon lui, cousue de fil blanc.
Alors que Vivalia inaugure demain de nouveaux services de gynécologie-obstétrique à l'hôpital du sud-Luxembourg, La Meuse s'est penchée ce matin sur le départ forcé du Dr Alain Deworme, ophtalmologue, du CA de Vivalia au profit de la députée provinciale PS en charge des soins de santé Nathalie Heyard.
L'intéressé s'est dit " surpris " bien que selon La Meuse, il fallait s'attendre à cette nomination. Le Dr Deworme a préféré subir que s'en aller à IDELux, une intercommunale économique pour laquelle en tant que médecin il a moins d'affinité.
En réalité, sa surprise vient du fait que son éviction n'était pas à l'ordre du jour de la réunion du PS luxembourgeois. C'est du moins ce qu'il affirme à nos confrères. " Je n'étais pas invité et je n'ai donc pas pu donner mon avis. Le vote ne s'est pas fait à bulletins secrets... Bref, tout a été réalisé en contradiction avec les statuts du PS. Le PS Luxembourg c'est le Politburo de l'époque de l'URSS! Ce qui s'est passé est tout simplement scandaleux. "
Selon Deworme, il faut encore une voix au CA, celle du Dr Kamal Mitri (échevin cdH) en l'occurrence, pour que le projet Vivalia 2025 soit adoubé. Lui continuera à siéger comme indépendant d'où il prétend pouvoir faire " encore plus de mal ".
Le projet Vivalia 2025 consiste rappelons-le à bâtir dans la province luxembourgeoise un bi-site hospitalier nord et centre-sud, qui prévoit la création d'un hôpital régional dans le Centre-Sud ainsi que le maintien d'un hôpital général à Marche-en-Famenne. Ses opposants estiment que ce projet n'est pas assez sudiste, qu'il est illogique (le maintien de Marche étant "nordiste") et qu'il se coupe des frontaliers. Il ne prendrait pas assez en compte la densité de population et les investissements déjà consentis.
En janvier 2014, plusieurs centaines de médecins généralistes de la région, sous la plume des différents présidents de cercles de MG demandaient qu'enfin on fasse le nécessaire pour garantir une offre de 2e ligne de qualité dans la province.