Lithiase rénale: l'écho suffit
En cas de suspicion de lithiase rénale chez un patient se présentant aux urgences, une simple échographie réalisée sur place permet de prendre en charge le patient aussi bien qu'en recourant à des techniques plus sophistiquées - et plus coûteuses.
L'étude a randomisé un total de 2.759 patients qui se sont présentés aux urgences avec une suspicion de lithiase rénale. Parmi eux, 908 ont bénéficié d'une échographie réalisée par le médecin des urgences, 893 d'une échographie réalisée par un radiologue et 958 d'un CT-scan.
Taux de complications comparable
Les résultats montrent que l'incidence des diagnostics de lithiases à haut risque qui se sont accompagnées de complications au cours des 30 premiers jours était faible (0.4%) et comparable, quelle que soit la méthode diagnostique utilisée. L'exposition aux rayonnements était, comme on pouvait s'y attendre, supérieure dans le groupe CT-scan. Des complications sérieuses ont été observées chez 12.4% des patients qui ont bénéficié d'une échographie aux urgences, chez 10.8% de ceux qui ont eu une échographie chez le radiologue et chez 11.2% de ceux diagnostiqués par CT-scan. Des différences non significatives.
Egalité à tous les niveaux cliniques
La douleur évaluée par les patients était également comparable dans tous les groupes étudiés, tout comme les taux de nouvelles consultations en urgence et d'hospitalisations. L'exactitude du diagnostic était également comparable pour toutes les méthodes utilisées.