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Une démarche simple pour améliorer la déficience en vitamine D

Les recommandations internationales conseillent de dépister et de traiter les carences ou déficiences en vitamine D des patients âgés notamment en cas de fracture. Mais comment y penser systématiquement lorsque le patient est hospitalisé dans un état difficile, requiert des soins et traitements urgents et que le taux de vitamine est loin d'être une priorité?

30 septembre 2014

La déficience/carence en vitamine D est reconnue dans la population générale mais aussi chez le patient âgé avec une fracture de hanche. Personne n'ignore que chez ces patients souvent ostéoporotiques, la prise en charge passe par une supplémentation en vitamine D et calcium selon les recommandations internationales validées. Mais qui pense à doser la vitamine D et a fortiori, à supplémenter si besoin est, un patient hospitalisé, stressé, qui a les comorbidités de son âge et requiert des soins et des traitements bien plus importants ?

Un formulaire pré-encodé et une communication intra-muros
Cette équipe américaine1 a eu l'idée d'ajouter dans le dossier des patients de plus de 50 ans avec une fracture de hanche, une demande automatique de dosage de la vitamine D assorti d'une prescription pour une supplémentation à concurrence de 1000 UI/ j. En adoptant cette démarche, le pourcentage de patients dépistés pour une déficience en vitamine D passe de 37,2% à 93,5% (p<0,001) après validation du formulaire mais aussi des séances d'information et de revue de la littérature au personnel soignant. Le pourcentage de patients déficients ou carencés, qui quittent l'hôpital avec un programme de supplémentation (50.000 UI/semaine pour un taux sérique <20 ng/ml) passe de 40,9% à 68% (p=0,008). Pour les auteurs, cette simple intervention faite d'un formulaire pré-encodé et d'une communication intra-muros renforcée sur les propriétés de la vitamine D a amélioré significativement le dépistage et le traitement des hypovitaminoses D du patient âgé avec une fracture de hanche.

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