Une carence maternelle en fer augmente le risque d'autisme chez l'enfant
Pour la première fois, une étude pointe l'absence de supplémentation chez les femmes enceintes carencées en fer comme un facteur de risque pour l'autisme chez l'enfant.
Réalisée par une équipe de l'Université de Californie, cette étude a porté sur 520 mères d'enfants diagnostiqués de TSA et 346 mères d'enfants avec un développement normal. Les chercheurs ont étudié le dossier médical des participantes pendant six ans, avant et après l'accouchement. Trois mois avant la conception de l'enfant jusqu'à l'accouchement, ainsi que lors de l'allaitement, ils ont suivi l'apport maternel en fer, vitamines, et autres nutriments.
Le résultat est sans appel : un apport maternel en fer insuffisant est associé à un risque multiplié par cinq d'autisme chez l'enfant lorsque la mère est âgée de 35 ans ou plus au moment de la naissance ou lorsqu'elle souffre de troubles métaboliques tels que l'obésité, l'hypertension ou le diabète. L'association entre une faible consommation de fer et le risque est particulièrement forte pendant l'allaitement, même après un ajustement du taux de vitamine B9.
" Le fer est essentiel au développement du cerveau, notamment en ce qui concerne la production de neurotransmetteurs, la myélanisation et le système immunitaire, " précise le Dr Rebecca Schmidt, principale auteure. " Or, ces trois facteurs ont été associés à l'autisme. "