Association d'un analogue du GLP-1 et d'insuline basale chez les diabétiques de type 2
Une stratégie thérapeutique reposant sur la combinaison d'un analogue du GLP-1 et d'insuline basale chez des diabétiques peut-elle présenter des avantages particuliers tels qu'un risque réduit d'hypoglycémie ou de prise de poids ? Des chercheurs ont consacré une revue et une méta-analyse à la question.
Les auteurs ont utilisé les moteurs de recherche bien connus pour réaliser un relevé systématique des études randomisées et contrôlées comparant la combinaison analogue du GLP-1/insuline basale à d'autres traitements hypoglycémiants, publiées entre le 1er janvier 1950 et le 29 juillet 2014. Les critères d'évaluation retenus étaient le contrôle glycémique, les hypoglycémies et l'évolution du poids corporel.
De beaux résultats
Sur les 2.905 études ainsi identifiées, 15 ont pu être reprises dans l'analyse ; elles recouvraient un total de 4.348 patients. La combinaison analogue du GLP-1/insuline basale livrait de bons résultats, en comparaison aussi bien avec les autres médicaments hypoglycémiants en général qu'avec le schéma insulinique dit " basal-bolus ".
La probabilité d'obtenir une HbA1c ≤7% était pratiquement doublée (RR 1,92 ; 1,43-2,56) en comparaison avec d'autres traitements antidiabétiques. Il n'existait pas de risque accru d'hypoglycémies (RR 0,99 ; 0,76-1,29) et le poids corporel avait diminué de 3,22 kg en moyenne (-4,90 à -1,54). En comparaison avec le schéma basal-bolus, l'HbA1c présentait une baisse supplémentaire de 0,1% (-0,17 à -0,02) avec la combinaison, le risque d'hypoglycémies était plus faible (RR 0,67 ; 0,56-0,80) et la perte de poids atteignait 5,66 kg (-9,8 à -1,51).
En résumé
Les auteurs sont donc convaincus que la combinaison d'un analogue du GLP-1 et d'insuline basale chez des patients diabétiques de type 2 peut atteindre l'objectif visé : un bon contrôle glycémique sans risque accru d'hypoglycémies ou prise de poids.