Lupus : les traitements hormonaux substitutifs doubleraient le risque
Pour mieux vivre la ménopause, certaines femmes ont besoin de prendre des traitements hormonaux de substitution (THS). Mais ces traitements ne sont pas sans danger. Ces dernières années, plusieurs recherches ont mis en lumière un certain nombre de complications associées : augmentation du nombre de cancers du sein, d'accidents coronariens, d'AVC ou encore d'accidents thrombo-emboliques veineux.
A cette liste des médecins colombiens viennent d'ajouter le lupus érythémateux, la forme la plus commune de lupus, une maladie auto-immune chronique qui survient lorsque le système immunitaire s'attaque aux cellules de l'organisme.
L'enquête réalisée par l'Université Rosario de Bogota a porté sur 7.000 cas de femmes ménopausées saines ou atteintes de lupus, certaines sous THS d'autres non. Elle montre qu'une femme sous THS présente quasiment deux fois (1,96) plus de risques de développer un lupus érythémateux.
Les auteurs précisent qu'une femme ménopausée qui suit un traitement hormonal ne va pas nécessairement souffrir de lupus. D'autres facteurs, notamment génétique, environnemental et immunologique, participent au développement de cette pathologie.
Ils considèrent en outre que des études complémentaires sont nécessaires pour confirmer la relation entre les THS et le lupus.