Décès de Philippe Vandermeeren

Le Dr Philippe Vandermeeren, ancien président du GBO, est décédé. Avec sa disparition, c'est une page glorieuse du combat pour les médecins généralistes qui se tourne. Le Jdm s'associe à la peine de sa famille et salue son courage et son éthique politique.
Le combat parfois solitaire de Philippe Vandermeeren, président du GBO pendant vingt ans, aura fini par l'achever. Epuisé mentalement, il avait depuis avril 2013 cédé les rênes de la présidence à Anne Gillet car il n'était plus en capacité de poursuivre la lutte.
Quelque peu Donquichotte, il est à l'origine de plusieurs avancées pour ces confrères généralistes mais de son propre avis, était conscient que sa " spécialité " (un mot qu'il hésitait à utiliser, ne considérant pas la MG comme une spécialité comme une autre) se heurterait toujours à la puissance des lobbies, notamment hospitaliers et mutualistes.
On ne peut pas dire que les ministres de tutelle qu'il a connu (ils furent nombreux) le voyaient arriver avec un enthousiasme débordant. Car l'homme connaissait ses dossiers à fond et n'hésitait pas à mettre les points sur les " i ".
Son opposition contre l'Absym, qu'il considérait comme trop favorable à la médecine spécialisée, fut constructive mais sans concession.
Il n'adorait pas les maisons médicales et a eu, comme tant d'autres de sa génération, un peu de mal à s'adapter aux évolutions permanentes du secteur alors que le monde politique prétendait en profiter pour mettre le MG au centre du dispositif tout en l'écartant de fait du noyau des décisions.
La presse en revanche n'a jamais eu à se plaindre : il avait un caractère très entier, et disait les choses de façon carrée notamment sur l'espace médiatique offert au GBO qu'il trouvait systématiquement insuffisant.
Débordant de sincérité (jusqu'à décontenancer certains cabinettards), il prenait souvent son téléphone pour réagir ou rectifier ce qui à ses yeux étaient des contre-vérités.