Les acteurs de la santé inquiétés par les mutuelles et le gouvernement Michel

Les mesures d'économies élaborées dans le cadre du budget 2015 par les organismes assureurs, mais aussi celles prêtées au gouvernement Michel fraîchement formé, inquiètent vraisemblablement les acteurs des soins de santé. " Les enjeux à court terme sont nombreux (...) garantir un financement stable, suffisant et prospectif des soins de santé apparaît comme une nécessité ", signalent la FIH et la FNAMS.
En début de semaine, médecins, hôpitaux et industrie pharma ont rejeté la proposition du budget des soins de santé pour 2015 faite par les mutualités. Jugé trop court d'un bon milliard d'euros, ce budget ne prévoyait pas, pour la 5è année consécutive, la moindre revalorisation barémique du personnel après 3 années de nombreuses mesures d'économies, déplorent en choeur ce vendredi la Fédération des institutions hospitalières (FIH) et la Fédération nationale des associations médico-sociales (FNAMS).
La dernière étude Maha de Belfius indique que le sous-financement du personnel soignant dans les hôpitaux a atteint 320 millions d'euros l'année dernière, ce qui représente plus de 5.000 emplois temps plein, rappellent à cet égard les deux fédérations représentatives d'un secteur qui employait en 2013 plus de 92.500 personnes.
Face à ce constat et aux échos médiatiques des volontés du gouvernement fédéral nouvellement formé, à savoir une norme de croissance de 1,5% et des serrages de ceinture supplémentaires de l'ordre de 350 millions, FIH et FNAMS estime que la ligne politique n'est pas de nature à rassurer les gestionnaires d'hôpitaux, prestataires de soins et autres médecins, qui seront amenés à réformer en profondeur l'organisation et le financement du système.