Les soins palliatifs restent à démythifier

Alors qu'on célèbre demain 14 octobre la journée mondiale des soins palliatifs, un sondage iVOX commandé par TEVA a voulu connaître la perception des Belges par rapport à ces soins de fin de vie. Ces soins restent à démythifier, estiment les acteurs de terrain : mission incomprise, prise en charge non optimale et accès tardif sont les réalités du terrain actuelles. Les Belges croient trop souvent que ces soins sont réservés aux malades cancéreux.
Selon un sondage réalisé par iVOX, un quart des Belges pensent que les soins palliatifs s'adressent uniquement aux personnes qui n'ont plus que 2 à 3 mois à vivre. Un Belge sur deux connaît ou a connu personnellement quelqu'un qui a eu affaire aux soins palliatifs au sein de la famille. 78% des Belges associent également les soins palliatifs au traitement de la douleur " des personnes gravement malades ou en phase terminale ".
Selon le Pr Menten, oncologue à l'UZ Leuven, les soins palliatifs ne sont pas suffisamment développés pour le traitement des douleurs paroxystiques associées au cancer.
Selon le Dr Lossignol (Institut Bordet), ces douleurs intenses mais de courte de durée (30 à 45 minutes) sont difficiles à traiter car les traitements n'agissent que entre 30 et 45 minutes après leur administration. Les médicaments existent dans des pays voisins mais en Belgique, les patients n'y ont pas accès financièrement, une situation " incompréhensible ", pour le président d'EOL.
Le forfait palliatif d'une durée de deux mois est inadapté à une approche palliative qui doit être intégrée aux soins précocement dans l'évolution d'une maladie grave dans l'optique de soins continus, poursuit le Dr Lossignol.
Les patients accèdent trop tardivement aux traitement palliatifs " alors que famille et malades peuvent être aidés en amont ", confirme le Pr Metten.
Enfin, plus de la moitié des Belges se sentent insuffisamment informés sur les soins palliatifs.
Parmi les 18% de Belges ayant reçu ou cherché des informations sur le sujet, l'hôpital reste le principal canal d'information (48%). 45% des jeunes se tournent vers Internet car c'est un média qui permet de rester anonyme. 71% recherchent une information générale et quand même 79% savent que les soins palliatifs ne s'adressent pas seulement aux personnes atteintes du cancer.