Immunothérapie dans les cancers pulmonaires non à petites cellules
Le pembrolizumab est un anticorps monoclonal humanisé qui empêche l'interaction entre le récepteur PD-1 (Programmed Death-1) que l'on trouve notamment sur les lymphocytes T tueurs et les ligands PD-L1 et PD-L2 qu'expriment les cellules tumorales. Cette interaction permet aux cellules cancéreuses d'inactiver les cellules T chargées de les détruire ; en l'empêchant, on restaure donc la réponse anti-tumorale normale de l'organisme.
Lors de l'ESMO 2014 (Madrid 26-30 septembre), un taux de réponse objective de 21% a été rapporté sur une population globale de 236 patients traités par pembrolizumab. Ce taux atteignait même 26% chez les patients n'ayant jamais encore été traités.
L'analyse des données de 262 patients indique une médiane de PFS de 13 semaines (27 pour les sujets précédemment non traités et 10 semaines pour les sujets déjà traités) et une médiane de survie globale de 8,2 mois pour les sujets déjà traités, et non-atteinte pour les sujets précédemment non traités (86% de sujets en vie à 6 mois).
Le niveau d'expression de PD-L1 a été recherché sur une population de 129 patients et les plus hauts taux de réponse objective (37%) ont été documentés chez les sujets dont les tumeurs avaient les plus fortes expressions. Pour ces patients, les probabilités de survie sans progression et de survie globale sont respectivement réduites de 48% et 40% par rapport aux sujets dont les tumeurs n'expriment pas ou faiblement PD-L1.