Prévention de fractures chez les personnes âgées : Un index de risque de chute est-il utile?
Des outils d'évaluation du risque de chutes peuvent-ils diminuer l'incidence des fractures ostéoporotiques consécutives à des chutes chez les personnes âgées?
La prévention des chutes est importante, que ce soit dans l'AVC ou l'ostéoporose de la personne âgée. Différentes échelles de mesures existent dont le DFRI (Downtown Fall Risk Index) qui fournit une évaluation du risque basée sur différents items tels que l'âge du patient, le sexe féminin, les comorbidités, les antécédent de chutes, le fait de vivre seul, le nombre de médicaments pris, etc. La question posée est de savoir si cette évaluation va entraîner in fine une réduction de l'incidence des fractures ostéoporotiques chez les personnes âgées.
Trois fois plus de chutes en cas de DFRI élevé
Cette étude1 suédoise rétrospective a repris les dossiers de 128.596 patients extraits du registre national entre janvier 2008 et décembre 2011. Les patients avaient tous plus de 65 ans (âge moyen: 82 ans). Le suivi moyen est supérieur à 80.000 patients-années avec 6.730 patients qui ont présenté au moins une fracture ostéoporotique dont 2.557 fractures de hanche. Le caractère prédictif du DFRI est estimé sur base de l'âge, du sexe, du poids, de la taille et des fractures prévalentes. Les résultats montrent que l'incidence des fractures de hanche, notamment, est trois fois plus importante chez les patients avec un DFRI élevé (>7) en comparaison à des patients avec un DFRI bas (p < 0,001). Cet index permet dès lors de prédire chez les personnes âgées, la survenue de fractures ostéoporotiques et notamment de fractures de hanche consécutives à une chute.